J'ai marché...J'ai marché

Publié par l'bistrot des sports

Ce matin de fin d'été, un brouillard épais enveloppe la rue Sainte Marthe. Je viens de fermer derrière moi la porte d'entrée de l'immeuble dont les murs  abritent deux moineaux insouciants. Je ne rentrerai pas ce soir. Je ne reviendrai jamais.

 

Arrivé dans la rue Saint Maure le brouillard devient de plus en plus épais. A parti de ce jour il ne me quittera plus. Il se dissipera plus ou moins selon les passantes qui emprunteront ma route mais aucunes ne fermeront cette cicatrice sanguinolente.

 

Je termine ici l'histoire des passantes qui ont influencé ma vie.

 

Pour certains cette histoire est d'une navrante banalité avec un brin d'indécence. D'autres pensent que remuer le passé est du radotage de vieux. Peu m'importe. Je ne retiens que les moments de bonheur intense. J'ai voulu le faire savoir. Je plains ceux qui n'ont pas connu de tels instants.

 

Victor Hugo n'a-t-il pas dit que le passé amène l'avenir... Ce sont ces passantes qui ont amené le mien. J'ai tenu à leur rendre hommage.

 

Mon avenir, je commence à en apercevoir le bout. Il est fait d'une main tendue vers moi. Celle d'une petite fille dont la maman a été la seule lumière qui à illuminé mon existence.

 

Publié dans les passantes