La saga de la famille Bruneton

Publié le par l'bistrot des sports

Jean BRUNETON voit le jour  au hameau de Chastanier aux environs de 1580 au cœur du Gévaudan.

Avec son frère  Léonard et sa belle soeur Jeanne LEGIER ils sont laboureurs. aux profits des moines du prieuré en formant une « communauté taisible » (encore appelée « parsonnerie » ou « communauté familiale »), un mode d’exploitation agricole collective autrefois très répandu dans le centre de la France. L’adjectif « taisible » signifie « non formellement exprimé », « tacite » (du latin tacitus, participe passé de tacere signifiant « se taire ») du fait que ces associations ne sont pas fondées sur un contrat écrit, mais sur le respect de la parole donnée, dans une société rurale ignorant largement l’écrit.
Les communautés taisibles apparaissent vers la fin du XIIIe siècle, et atteignent leur apogée aux XVe et XVIe siècles. Beaucoup s’éteignent au début du XVIIe siècle. 

Le mot laboureur vient du latin "labor", et jusqu'au XVI ème siècle, il désigne celui qui travail. On parle alors couramment de gens de labeurs. C’était aussi un homme à gage, un simple domestique qui tenait la charrue chez un propriétaire.

Jean  a trois enfants : Jehan, Antoine et Léonard. Son frère Léonard un fils Etienne né vers 1615.

 

LE GEVAUDAN AU XVe SIECLE

Félix Buffière a dit du Gévaudan qu'il était l'un "des grands châteaux d'eau de la France". C'est là que le Lot, le Tarn et l'Ailier prennent leurs sources, et un nombre important de petites rivières alimentent ces affluents de la Garonne et de la Loire tandis que d'autres vont grossir les affluents du Rhône. Le Lot et le Tarn s'écoulent d'Est en Ouest, pénétrant en Rouergue, alors que l'Ailier s'éloigne vers le Nord, formant frontière entre le Gévaudan et le Vivarais. Mais cette richesse aquifère n'empêche guère le pays d'être l'une des régions les plus déshéritées de France

Le climat y est rigoureux et le sol avare. Au nord, les montagnes de l'Aubrac et de la Margeride, règne du granit, où la vie est rude. "Lequel pays est infertile et la plupart de l'année inhabitable à cause des noises et froidures qui y sont neuf moys de l'an ou environ (...) y croissent petiz blez qui à peine peuent venir à maturité à cause des dites froidures et neiges".

Les Gabalitains pratiquent l'élevage ovin ; ils ont en moindre nombre des porcs qui constituent le principal apport en viande dans leur alimentation. Les bovins étaient utilisés pour les travaux agraires. Les ovins alimentent deux industries : celle du fromage, et celle, plus lucrative, de la laine. Les trousseaux des jeunes mariées sont souvent composés de robes en tissu du pays. L'élevage des abeilles fournit miel et cire. L'agriculture est principalement frumentaire, et les cens versés en nature comportent principalement du froment, de l'avoine et de l'orge. La vigne permet la production de petits vins locaux, dont la renommée ne semble pas dépasser le pays. Dans le sud, les châtaigneraies font varier l'alimentation des Cévenols de celle des Gabalitains du centre et du nord. Les terroirs de Mende à Marvejols voient se développer des safranières. Un peu partout prospèrent les jardins potagers. Le pays est pauvre, mais il peut fournir les produits de base nécessaires au minimum vital.

Aux alentours de 1630, Etienne Bruneton, le neveu de Jean et fils de Léonard quitte la communauté familiale de Chastanier.

Quelles en sont les raisons ?

- Les conditions de vie évoquées plus haut en y ajoutant les "guéguerres" entre les petits seigneurs de la région ruinant le peu de récoltes.

- ou : Etienne aurait-il adhéré à la Réforme Protestante ?

 

LES BRUNETON EN CREUSE

Eienne Bruneton "se fixe" à Bonnat en épousant en 1637 Jeanne Pinot.

Vers 1645, probablement pour les mêmes raisons qui ont motivé son cousin Etienne, Jehan Bruneton, fils de Jean, avec son épouse Jehanne d'Aranais et enfant, prends les chemins de la Creuse.

Il se fixera

aux FORGES

de

CLUGNAT

Vers 1680, le  petit fils de Jehan Bruneton,  Antoine né en 1660 aux Forges de Clugnat, quitte la "Communauté familiale" des Forges pour être métayer à La Loge dans la Paroisse de Chatelux Malvaleix en Creuse.
Il épousera la fille de ses voisins Charlotte Despinard d'une  très importante Communauté familiale.

 

C'est dans les années 1770 que Sylvain Bruneton l'arrière petit fils de Antoine Bruneton et de Charlotte Despinard métayers de la Loge quitte la Paroisse de Chatelus Malvaleix pour celle de JOUILLAT.

Né en 1745 aux Jaumareix Sylvain épouse Jeanne RICHARD à Jouillat et s'intalle au BREUIL en tant que cutivateur probablement dans la famille de son épouse.

En 1774 Sylvain et Jeanne quittent le Breuil pour VILLECOULON où Sylvain sera  laboureur.

Le statut de laboureur à évolué depuis l'époque des Bruneton du Gévaudan. Ils sont propriétaires de leur exploitation, quelle qu'en soit la taille. Ils sont leur propre maître et peuvent avoir même des employés (en dehors des travaux saisonniers). Certains peuvent être pauvres mais c'est quand même le plus souvent la catégorie la plus aisée. On emploie de plus en plus au long du XVIII° le terme "ménager" pour désigner les plus aisés d'entre eux. Le mot "paysan" est aussi employé.

 

Publié dans Généalogie

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